l'autre pays

   _ le premier territoire

   _ la presqu'île

   _ microbiologie des ruines

   _ travailler à terre

   _ peupler une poignée de main

   _ textes

   la petite bibliothèque

   approche d'une situation

   _ je suis une réalité mécanique

   _ transporter une caméra

   _ textes

   proposition à 2 fois 180 cm²

   101ᵉᵐᵉ vitre, inversion d'un clivage

   profondeur des échelles

   marcher pour

   un passant écrit en marchant

   fabriquer des ruines

   circonstances d'un pré

   ressources

PROFONDEUR DES ÉCHELLES

glissement sous le chant du monde

 

exposition liminaire, 2016 - 2017

 

 

_ La cinquantième page de La Valse des continents ¹ explique que l’Amérique et l’Europe s’éloignent l’une de l’autre de 5 cm/an. La page précise que 5 cm/an est également la vitesse à laquelle poussent nos ongles. Ce rapprochement, qui place nez-à-nez la dynamique de la planète avec le bout de nos doigts, est un bon parallèle au projet qu’accueillait l’espace d’art contemporain mobile XS plus, pour lequel j’invitais à mes côtés trois artistes : Morgane Britscher, Claire Hannicq, Letizia Romanini, et une journaliste : Camille Bouissou. Il s’agissait en somme de poser un regard sur ce qui converge, se rencontre et s’associe parfois, bien que se déployant dans des échelles d'espace et de temps qui s’opposent en apparence. Faire un détour par la dynamique terrestre pour regarder nos quotidiens, puis revenir inclure cette dynamique dans des pratiques quotidiennes.

1. Patrick de Wever & Francis Duranthon, La Valse des continents, EDP Sciences, 2015

© Olivia Chaponet