l'autre pays

   _ le premier territoire

   _ la presqu'île

   _ microbiologie des ruines

   _ travailler à terre

   _ peupler une poignée de main

   _ textes

   la petite bibliothèque

   approche d'une situation

   _ je suis une réalité mécanique

   _ transporter une caméra

   _ textes

   proposition à 2 fois 180 cm²

   101ᵉᵐᵉ vitre, inversion d'un clivage

   profondeur des échelles

   marcher pour

   un passant écrit en marchant

   fabriquer des ruines

   circonstances d'un pré

   ressources

L'AUTRE PAYS - corpus 2

 

depuis 2017

 

 

« L’Autre pays a-t-il des frontières ? Que voudraient-elles dire ? Pour le moment il continue à grandir, sans vouloir devenir spectaculaire, mais au contraire, en restant à l’échelle de Soi. [...] Il n’a pas besoin de renverser un monde pour advenir, il traverse, parcourt, pénètre, filtre l’existant et se développe de manière presque invisible.»¹

 

_ Rejouer un pays. Mais moins sûr de lui, moins décisif, plus fragile et attentif. L’autre pays regroupe des pratiques en cours qui se superposent ou s’infiltrent dans le monde tel qu’il est pour dessiner d’autres formes de frontières, d’aménagements, de constructions, d’échanges, …  C’est un pays qui en passe par le corps, avec l’obsession de moins en moins souterraine de ne pas laisser de traces.

Cosigner honnêtement chaque geste avec le territoire qui l’inclut et tenter une pratique du monde qui consiste en son expérience plutôt qu’en sa consommation. L’autre pays fantasme une existence sur un fil entre le monde et soi, à se chercher soi dans le monde et le monde en soi. L’autre pays est l’effleurement de l’un sur l’autre. En jongleur et funambule.

 

 

1. Sofia Eliza Bouratsis, Trouver du commun - susciter une rencontre, à propos de l’exposition de Célie Falières et de Guillaume Barborini, 2018.