l'autre pays

   _ le premier territoire

   _ la presqu'île

   _ microbiologie des ruines

   _ travailler à terre

   _ peupler une poignée de main

   _ textes

   la petite bibliothèque

   approche d'une situation

   _ je suis une réalité mécanique

   _ transporter une caméra

   _ textes

   2 fois 180 cm²

   marcher pour

   un passant écrit en marchant

   fabriquer des ruines

   profondeur des échelles

   101ᵉᵐᵉ vitre

   circonstances d'un pré

   ressources

en ce moment :

 

Particules Sauvages

exposition collective

commissariat : Licia Demuro & Valentin Wattier

Castel Coucou, Forbach

du 15 décembre 2018 au 22 février 2019

 

 

à venir :

 

L'autre pays

exposition personnelle

L'attrape-couleurs, Lyon

du 17 mars au 5 mai 2019

vernissage le samedi 16 mars 2019

 

Parler entre. Visite guidée d'une parabole

intervention - visite

Frac Lorraine / Musée de la Cour d'Or

le dimanche 2 juin 2019, à 11h et 14h30

 

Commonwealth

résidence commune de recherche

menée par Claudia Passeri, Philippe Nathan

et Sergio Carvalho, Sofa Eliza Bouratsis

Scheggia (IT)

du 12 juillet au 4 août 2019

 

Artist Residency TEMI

résidence de recherche

TEMI, Daejeon (KOR)

du 27 août au 13 décembre 2019

CV

PORTFOLIO

_ Creuser dans sa subjectivité - s’extraire d’un temps social :

les directions s’opposent mais les mouvements sont liés. Ils se rejoignent finalement dans la recherche d’une pratique du monde singulière, acceptable vis-à-vis de soi. S’insinuer dans les jointures d’une époque saturée, fragmentée, entre torpeur et emballement, travail et loisir, pour repérer des fissures à élargir, des espaces et des temps à réinvestir ; aménager des ouvertures. Il est question de tendre vers quelque chose d’indéfini qui pourrait simplement être une forme de présence. Une présence à soi, aux autres et aux choses, consciente, engagée, responsable, pleine. Ce n’est pas là le sujet de mes recherches mais c’est ce qui les motive, ce vers quoi, tout en se diversifiant, elles convergent de plus en plus précisément. Mon travail s’envisage alors comme un plan dont l’esquisse se confond avec l’exécution ; tenter d’infiltrer chaque moment de son propre exercice de la vie avec des portions de pratique artistique. Interagir. Par touches, tisser des liens pour essayer des sens. J’envisage des gestes qui m’échappent et m’habitent, que je déploie avec lenteur et répétition, jusqu’à les habiter en retour, jusqu’à comprendre ce qu’ils transportent et ce qu’ils peuvent construire. Ces gestes sont autant d’utilisations possibles du monde. Ils rebondissent entre une subjectivité et un contexte et finissent par façonner des formes comme autant de socles sur lesquels appuyer de nouveaux gestes. Importe alors ce processus global, ce mouvement qui construit et creuse dans le même temps, qui consiste en sa propre recherche et en son intégration fluide dans l’exercice de la vie. Mais je me trompe peut-être.